lundi, septembre 25, 2006

Comment tout a commencer?


C'est la merde... j'angoisse, je ne veux pas y retourner...
Mais comment me suis je retrouver dans cette histoire? j'étais très bien chez moi, à Paris, sans aucun soucis, sans me soucier de rien... Ma grande chambre dans la maison familiale, mes parents qui font les courses, qui font à manger et me donnent de l'argent de poche, me payent mon forfait de téléphone portable, et même l'essence de ma voiture.
Et dire que j'ai eu l'audace de me plaindre de cette situation.
Oui, j'avoue, il n'est pas facile de vivre en banlieue, à 3/4 d'heure de tout via les transports en commun, de devoir attendre ce bus qui est toujours en retard ou en avance, mais que je rate tout le temps. Ce problème géographique qui a entraîné un problème social. En effet, ajouté à ma timidité maladive et à mon habitude de faire ou dire des conneries en permanence, ce problème géographique à accentué mon coté associable et mon caractère casanier: je ne sors jamais et quand je le fait je suis obligée de rentrée avant le dernier bus (22h10) et quand j'ai le malheur de le rater, je dois me taper 20 minutes de marche à travers les cités mal fréquentées de Bobigny (93) avec des mecs qui arrêtent leur voiture toutes les 2 minutes à coté de moi pour me poser la question fatidique: "hey, Mamzelle, on te dépose?" et moi assez débile pour les insulter ou ne pas répondre... mais je suis comme ça, j'aime provoquer et souvent, j'oublie que ces actes peuvent avoir de graves conséquences...
Enfin, pour le moment, pas eu de graves problèmes, mais un jour, ça sera inévitable!!!
Enfin, reprenons: étant donné que je ne sors jamais, le nombre des mes contacts avec la société se trouvent réduits tout autant: mes seuls contacts sont à la fac: cela faisait 4 ans que j'étais à Assas, université de droit Paris II, et pendant ces quatre années, j'avais réussi à m'entourer de personnes adorables qui m'ont soutenues pendant les moments difficiles et que j'adore. (oui oui, c'est de vous dont je parle là :p). Ces 4 années furent durent mais heureuses, réussies du premier coup, sans rattrapage, sans mentions, sans rien. l'année dernière, en plus de ma maîtrise de droit, mention carrières judiciaires et Sciences criminelles, j'avais préparé un Certificat de Sciences criminelles à l'Institut de criminologie de Paris, mais je ne l'ai malheureusement pas obtenu car je n'ai pas pu passer tous les examens.
A la fin de la maîtrise, nous devions déposer des dossiers pour être pris en Master 2. Mon choix de diplôme: droit pénal et Sciences criminelles. Mais avec mon dossier légèrement pourri, il fallait tenter le tout pour le tout et envoyer ma candidature dans toutes les universités de France et de Navarre proposant un Master 2 de droit pénal.
Au mois de juillet, les refus sont arrivés les un après les autres: refusées d'ici et de là, mais surtout de mon université (évidemment, c'est la seule à favoriser les étudiants venant d'autres universités et d'autres villes).
J'étais en Espagne pendant que ces refus arrivaient, c'était donc ma mère qui avait la lourde charge de m'appeler tous les jours pour me dire qu'une autre fac me trouvait trop nulle et pas assez intéressante pour mériter leurs enseignements.
Puis un jour, j'ai eu la réponse de l'Université de Strasbourg: j'étais acceptée!!! nous étions tous fous de joie: j'aurais quelque chose pour l'année prochaine. Enfin, il y avait tout de même un problème dans tout cela: Strasbourg, ce n'est pas la porte à coté... et on n'y connaît personne, et comment vais je trouver un logement...
Aie aie aie, mes parents, en tant que bons parents juifs n'étaient pas très heureux: comment allaient ils pouvoir laisser partir leur petite fille chérie adorée: normalement, elle n'aurait du quitter sa famille que pour aller vivre avec son mari... (autre gros problème: je suis célibataire, et je le resterais sûrement éternellement...). Mais moi, j'étais heureuse: j'allais enfin voir autre chose que Paris, cette grande ville individualiste ou personne ne connaît personne, ou je ne peux pas sortir, ou je ne peux pas avoir un copain sans avoir mes parents surprotecteurs sur le dos! j'allais enfin pouvoir vivre ma vie!!!
Finalement, après s'être aperçut qu'ils n'avaient d'autre choix que de me laisser partir, et après que ma mère ait réussi à démontrer à mon père que je trouverais sûrement un meilleur parti à Strasbourg, mes parents ont enfin décidé que mon départ pour Strasbourg était la meilleure des choses qui pouvait arriver.
(bon, en même temps, ma sœur jumelle leur a annoncé qu’elle partirait en Australie pour 1 an donc…).
Dès mon retour à Paris, fin juillet, je me suis empressée de chercher un appartement (logement universitaire: moins cher et plus intéressant pour rencontrer des gens non?) sur Internet: plusieurs endroits paraissant sympas, mais quand j’appel tout était déjà pris… enfin, je trouve une résidence avec un appart un peu plus cher, assez bien situé (2.5 km de la fac: pas loin). J’envois mon dossier, mais sachant que ça allait être juste, je les appelle et fait du forcing, et finalement j’obtiens l’appartement. Autre problème il est plus cher que ce a quoi je m’attendais, mais j’accepte tout de même: au moins, j’aurais quelque chose!
Le mois d’août s’est très bien passé: j’ai travaillé au magasin de ma mère: je ne connaissais pas la date de la reprise des cours, mais une personne bien attentionnée m’avait dit que ça serait le 11 septembre: je prévois donc de faire mon déménagement début septembre en voiture: mon père veut m’accompagner: génial!
Je compte les semaines, les jours avant mon départ: problème je ne connais pas non plus la date de mes examens de l’institut de criminologie… je veux vraiment les passer et avoir mon certificat!!
Le mois de septembre arriva: le déménagement etait prévu pour le 4 septembre: je repartirais le lendemain avec mon père: les examens de l’institut de criminologie débutent 2 jours plus tard… et je ne sais toujours pas quand les cours du Master débutent exactement… pas grave, au pire, je raterais le début et je ferais quelques allés retour pour pouvoir les passer!
On visite l’appartement: vraiment très mignon et sympas, mais va vraiment falloir des meubles et décorer le tout! Mon père est un ange, on a été a ikéa, m’a laissé choisir le canapé que je voulais et a choisi le matelas parce qu’il veut mieux payer plus cher pour un bon matelas que de payer peu et d’avoir mal au dos toute l’année!!!
Ensuite, il m’achète une bibliothèque et une table basse: un ange que je vous dit!!
Puis on retourne a paris!
Le lendemain, j’appel de nouveau le secrétariat du Master, et là, miracle: quelqu’un peu enfin me renseigner sur la date de la rentrée: le 25 septembre: génial! Je peux rester a paris jusqu’à cette date et passer mes exams de l’institut!!! (oui, mais c’était sans compter que…)
Donc, je révise très largement pour ces examens hein: résultat 15 en droit pénal spécial et 10.5 en Pratique judiciaire: je méritais mieux mais bon… je suis donc admissible: a moi les petites matières dont les oraux auront lieux… la semaine du 25 septembre: et oui, vous ne rêvez pas, c’est ce qu’on appel avoir la poisse: je ne peux pas rater toute la semaine pour les exams: si au moins ils avaient été le même jour mais là, non pas possible! Sérieuse comme je suis, je passe tout de même les oraux écrits histoire du droit pénal et médecine légale je révise la veille: pourquoi se casser trop la tête? Résultat 15 en histoire et 9 en médecine légale pff! J’suis vraiment trop nulle!!